Historique

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Le 1er avril 1968 la Chambre des Députés vote une loi qui autorise le gouvernement à faire procéder à la construction, l’équipement et l’ameublement d’un lycée sur le territoire de la ville de Luxembourg y compris l’aménagement des alentours. Le 20 mai suivant débutent les travaux de construction d’un bâtiment préfabriqué dit Schroerbau , d’après le nom de l’ingénieur W.B. Schroer, P.D.G. de la firme allemande, chargée de l’exécution des travaux.

Les plans prévoient d’accueillir, à titre provisoire, dans 25 salles standardisées, la population du lycée qui sera réalisée ultérieurement.

Le 5 août 1968 la loi portant création d’un quatrième établissement secondaire sur le territoire de la ville de Luxembourg est votée. Le 28 août M. Pierre Goedert, professeur au Lycée de Garçons de Luxembourg, est nommé aux fonctions de directeur du lycée nouvellement créé qui doit servir à soulager tant le Lycée de Jeunes Filles que le Lycée de Garçons à Luxembourg.

L’année scolaire 1968-1969 démarre avec un directeur-secrétaire, 24 enseignants mutés des autres lycées du pays, un concierge et une femme de charge.
366 élèves sont inscrits, 267 garçons et 99 filles, transférés de l’Athénée, du Lycée de Garçons et du Lycée de Jeunes Filles. La construction du Lycée n’étant pas encore achevée, les 10 classes de garçons (5 classes de 7e, 3 classes de 6e moderne et 2 classes de 5e moderne) sont logées à titre provisoire dans l’aile sud de la Bibliothèque Nationale, tandis que les 3 classes de jeunes filles (2 classes de 7e et 1 classse de 6e moderne) occupent des salles de l’école primaire de la rue Aloyse Kayser à Luxembourg.

A titre provisoire, le quatrième établissement d’enseignement secondaire à Luxembourg adopte la dénomination de „NOUVEAU LYCÉE“.

Le 24 février 1969 toutes les classes sont transférées dans la construction Schroerbau, sise dans la rue Giselbert à Luxembourg-Merl, au lieu dit „Geessekneppchen“ et le 14 avril le Nouveau Lycée est inauguré officiellement.

La date pour le commencement de la construction du bâtiment définitif avait été fixée au 1er juillet 1969, mais l’ouverture du chantier tarde, puisque le gouvernement a décidé d’attendre l’évolution de la situation budgétaire de l’Etat. La construction du quatrième lycée ne figure qu’au programme conditionnel des tavaux publics prévus por l’année 1970.

La rentrée de l’année scolaire 1969-1970 débute avec 32 enseignants et 482 élèves. La construction du nouveau bâtiment devient impérieuse. Les démarches du directeur auprès du ministre de l’Education nationale étant restées infructueuses, les professeurs et les parents d’élèves lancent une pétition demandant „une priorité absolue pour la construction du nouveau lycée”.“ Lors d’une réunion d’information et de protestation, en présence de plusieurs centaines de parents, d’enseignants et d’élèves ainsi que de quelques personnalités du monde politique, une résolution exigeant la construction sans délai du nouveau lycée est adoptée à l‘unanimité. Le 20 novembre, lors d’une audience accordée au directeur et au délégué des parents, M. Pierre Werner, président du Gouvernement, promet de soumettre le problème de la construction du nouveau lycée une fois de plus et „avec bienveillance“ au conseil de Gouvernement. Le lendemain déjà le Gouvernement décide d’allouer un crédit de démarrage de 35 millions (a. fr. lux.) à la construction du nouveau bâtiment scolaire.

Le 19 janvier 1970 est publié le règlement grand-ducal octroyant au nouveau lycée la dénomination de „Lycée Michel-Rodange“, dénomination proposée par la communauté scolaire.

Les travaux de construction de l’aile centrale qui abritera les salles spéciales, les bureaux de la direction, la loge aisi que le logement du concierge débutent le 12 mai 1970.

Lors de la rentrée scolaire de 1970-1971 le lycée compte 575 élèves et 38 professeurs. Les travaux d’administration et de gestion vont croissant et le 24 juillet 1971, madame Monique Klopp-Albrecht, professeur de biologie au Lycée Michel-Rodange, y est nommée aux fonctions de directrice adjointe.

L’organisation de la rentrée scolaire 1972-1973 s’avère particulièrement difficile, puisque les 36 classes qui comptent 881 élèves sont réparties à la fois dans l’aile nord et l’aile centrale du LMR ainsi que dans l’aile est du Schroerbau. Par ailleurs le lycée comprend maintenant toutes les classes, sections et options.

Pour l’année scolaire 1973-1974 le cap de 1000 élèves est dépassé au lycée Michel-Rodange où la direction et les enseignants entament des travaux de pionniers méritants:

• organisation d’un service de psychologie,
• réunion des parents d’élèves,
• organisation de portes ouvertes pour les parents et les élèves admis à l’examen d’admission en classe de 7e,
• création d’une classe de 7e francophone destinée à faciliter aux enfants des familles immigrées l’accès à l’enseignement secondaire luxembourgeois. Le nombre de leçons d’allemand est augmenté, les cours de biologie, de géographie et d’histoire sont donnés en français. Après trois années de régime spécial, les élèves concernés sont intégrés dans une classe normale,
• échanges scolaires avec des lycées d’Allemagne, d’Autriche, d’Italie, d’Espagne, de France, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas etc.,
• organisation de classes de neige dans les Alpes françaises et de stages de biologie maritime en Normandie
• organisation de journées écologiques
• action „Presse à l’Ecole“
• organisation d’études surveillées facultatives

En juillet 1984 M. le Directeur M. Pierre Goedert part à la retraite et la directrice adjointe, Madame Monique Klopp-Albrecht, prend la relève à partir du 16 juillet de la même année.

Le 31 octobre 1984 M. J. P. Hild, professeur de mathématiques au LMR, est nommé aux fonctions de directeur-adjoint.

A la fin de l’année scolaire 1992/1993 le LMR fête son 25e anniversaire.

Le 1er juillet 1997 M. J.P. Hild, directeur-adjoint, donne sa démission. Il est remplacé par Madame Rita Brücher, professeur d’histoire, pendant l’année scolaire 1997-1998, puis par M. Gilbert Pesch, professeur de mathématiques, qui prend la relève de Madame Monique Klopp-Albrecht le 1er mai 2003 en collaboration avec le directeur-adjoint, M. Jean Reiter. Celui-ci est remplacé par M. Jean-Paul Weynandt le 15 Juin 2006.

Le 1er mai 2011, M. Gilbert Pesch prend sa retraite et M. Jean-Claude Hemmer est nommé aux fonctions de directeur du Lycée Michel-Rodange.

Le 1er octobre 2014, M. Jean-Paul Weynandt prend sa retraite, et Mme Caroline Lentz est nommée aux fonctions de directrice-adjointe du Lycée Michel-Rodange.

En juillet 2016, Mme Claire Simon succède à Mme Caroline Lentz.

Michel Rodange

 

Méchel-RodangeMichel Rodange naît à Waldbillig, le 3 janvier 1827. Il fréquente l’école primaire de son village natal, puis poursuit ses études auprès du vicaire de Michelbouch et exerce dans ce village rural le métier d’instituteur-remplaçant. Il est admis en 1845 à l’Ecole Normale à Luxembourg où il poursuit ses études d’instituteur.
Après avoir décroché son diplôme, il est nommé successivement instituteur à Steinsel, puis à Larochette. C’est lors de son séjour à Larochette qu’il commence à rédiger des poèmes en langue allemande, poèmes qui décrivent la nature et la joie de vivre.
En juillet 1859 il met fin à ses activités d’instituteur et passe un examen-concours pour l’admission au poste de piqueur-cantonal. Il quitte Larochette avec sa famillle et va habiter à Echternach, à Capellen, Koerich et Wiltz où il commence la rédaction du „Rénert“.
Ce livre est publié en 1872 sous le titre de „De Rénert oder de Fuuss am Frack an a Mansgre‘sst“. Poème satirique, le Rénert ne connaît pas de succès retentissant puisque les intellectuels luxembourgeois susceptibles de saisir le message du poète se sentent vexés: gens d’Eglise, des finances, du monde politique ….. . Mais Rodange n’abandonne pas; peu après il écrit une pièce de théâtre, „Dem Grow Sigfrid seng Goldkuommer“.
En 1873 il donne sa démission comme fonctionnaire de l’Etat et il s’engage comme conducteur des travaux auprès de la société chargée de la construction de la ligne de chemin de fer „Prince Henri“ qui longe la Sûre. Rodange s’installe alors à Echternach où il rédige une chronique de son village natal de Waldbillig ainsi que le poème „Dem Leweckerchen säi Lidd“. Peu après il est muté à Luxembourg où il surveille le démantèlement de la forteresse de Luxembourg. Mais son état de santé est fragile; la maladie qui le fait souffrir depuis des années – un ulcère de l’estomac – s’aggrave et il meurt le 27 août 1876 dans sa maison à Clausen. Il est enterré au cimetière St. Nicolas à Limpertsberg.

De Rénert

 

Wat ass dat fir eng Geschicht?
Fabelen iwwert raffinéiert Fiiss, déi sech ewéi Mënsche behuelen, verzielen d’Leit sech zanter Joerdausenden.
Dem Goethe säin „Reineke Fuchs” bruecht d’Fuussefabel als politesch Satir a Moud. Déi Zäit konnt een net alles schreiwen, wat ee geduecht huet, an dofir huet een Déiere schwätze gelooss. Dem Méchel Rodange seng éischt grouss Leeschtung wor et, datt en de Goethe net iwwersat, ma eppes Eegenes, eppes Neits geschaf huet.
De Rodange huet op seng Sprooch opgepasst. En hat Spaass mat der Aart a Weis, wéi d’Vollek friem Vokabelen esou laang geknat huet, bis se koppeg lëtzebuergesch geklongen hunn. Dobäi schwätzen eng Partie Déieren Éisleker, lechternacher, Veianer, Miseler, Stater.. Och munnech Gebräicher a Gewunnechte gi geännert, esou datt se an eis Géigend passen. Op 67 Lëtzebuerger Dierfer a Plaze gëtt déi auslännesch Fabel festgeneelt. Just bis an d’Minettsgéigend verlafe sech de Rodange an de Rénert net.
De „Rénert“ besteet aus 14 Gesäng, en ass gereimt an all Strof huet véier Versen.

Schreifweis vum Méchel Rodange:

17 A wann och kee gëw fehlen,
Dad wir dem Kinnek lëw:
Wien hätt geduecht dat Renert,
De Fuuß, ewäch do blëw?

21 Dien haat e bëst Gewessen,
Dad scheit den hälen Daag;
Ze goo bei all di Hären,
Dad war net senger Saach.

Schreifweis vun haut:

17 A wann och kee géif feelen,
dat wier dem Kinnek léif.
Wien hätt geduecht, datt Rénert,
de Fuuss, ewech do bléif?

21 Dien hat e béist Gewëssen,
dat scheit den hellen Dag,
ze go bei all di Hären,
dat war net senger Saach.

De „Rénert”‘ huet sech schlecht verkaft, bestemmt well hien mam Fanger drop gewisen huet, wéi d’Vollek ugeschmiert an ausgenotzt gouf. D’Uschmieren an d’Ausnotzen, dat huet kee genéiert. Ma fir mam Fanger op een ze weisen, dat gouf fir onmanéierlech gehalen. Dofir war de „Rénert” laang vertuscht ginn.

nom Romain Hilgert

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